Scielo RSS <![CDATA[Dados]]> http://www.scielo.br/rss.php?pid=0011-525820000004&lang=en vol. 43 num. 4 lang. en <![CDATA[SciELO Logo]]> http://www.scielo.br/img/en/fbpelogp.gif http://www.scielo.br <![CDATA[<B>Nota editorial</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582000000400001&lng=en&nrm=iso&tlng=en <![CDATA[<b>Institutional choices and transition by transaction</b>: <b>political systems in Brazil and Spain from a comparative perspective</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582000000400002&lng=en&nrm=iso&tlng=en The objective of this article is to compare the performance of the political systems in Brazil and Spain. In both countries the redemocratization process occurred by way of negotiation with the leaders of the out-going authoritarian regimes. The hypothesis emerging from these two experiences is that this transition format limited the range of possible institutional choices. An analysis of three fundamental dimensions in these choices, the electoral and party systems in each country, the systems of government that were adopted, and the internal organization of the respective Legislative Branches indicates that the history of transition fostered a concentration of decision-making power in the hands of the Administration and the party leadership. Thus, despite important differences in the Constitutional dimension of the respective political systems, Brazil and Spain shaped similar procedural rules that have led to a huge public policy-making advantage for the Administration.<hr/>Le but de cet article est de comparer le fonctionnement des systèmes politiques du Brésil et de l’Espagne. Dans les deux pays, le processus de redémocratisation se fait par le modèle de la négociation avec les dirigeants du régime autoritaire précédent. L’hypothèse qui apparaît de ces deux expériences soutient que cette forme de transition a limité le champ des choix institutionnels possibles. L’analyse de trois dimensions fondamentales de ces choix, la nature des élections et des partis de chacun des deux pays, les systèmes de gouvernement adoptés, ainsi que l’organisation interne des pouvoirs législatifs, montrent que l’histoire de la transition a stimulé la concentration des pouvoirs de décision entre les mains de l’exécutif et des leaders des partis. Ainsi, malgré leurs différences importantes concernant la dimension constitutionnelle de leur système politique, le Brésil et l’Espagne ont façonné des règles de procédure assez semblables, responsables de l’énorme avantage du gouvernement dans l’élaboration des politiques publiques. <![CDATA[<b>Political liberalization and democratization in African countries</b>: <b>a qualitative analysis</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582000000400003&lng=en&nrm=iso&tlng=en In the literature analyzing democratization processes, a central discussion is that institutional arrangements and historical aspects have an influence on the chances of success. The main prescriptions in the literature point to certain arrangements, such as the combination of either Parlamentarianism, proportional representation, and bicameralism or that of Presidentialism and majority representation, as favoring the democratization process. Using the Boolean method, the article tests these hypotheses in the African context and reaches the conclusion that the main prescriptions in the literature are inadequate for analyzing democratization in Africa.<hr/>Dans la littérature qui analyse les processus de démocratisation, on relève l’importance de la discussion sur la nature des compromis institutionnels et des aspects historiques qui peuvent influencer leurs chances de succès. Les principales suggestions de cette littérature montrent certains compromis - la combinaison du parlementarisme avec la représentation proportionnelle et le système à deux Chambres, ou celle du présidentialisme avec la représentation majoritaire, par exemple - comme favorisant la démocratisation. À l’aide de la méthode booléenne, l’article cherche à appliquer ces hypothèses au contexte africain, et conclut que les principales suggestions de la littérature ne sont pas appropriées à l’analyse du phénomène de démocratisation en Afrique. <![CDATA[<strong>Party discipline and the executive’s constituency in the House of Representatives during the first Fernando Henrique Cardoso administration (1995-1998)</strong>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582000000400004&lng=en&nrm=iso&tlng=en This article analyzes the activity of the political parties in the Brazilian House of Representatives during the first Fernando Henrique Cardoso Administration (1995-98). The main source of data is the result of head-count votes. Three aspects are emphasized: the degree of party discipline; the parties’ rate of support for bills sponsored by the Administration; and the impact of maverick voting and absenteeism on the voting results. The link between the two dimensions treated separately by the literature (party discipline and party support for the Administration) shows that the strategy of evaluating Presidential power simply by counting the members of Representatives formally belonging to the Executive’s constituency should be done with caution in countries with undisciplined parties and high absenteeism during head-count votes.<hr/>Dans cet article, on examine l’action des partis politiques brésiliens à la Chambre des Députés pendant le premier gouvernement Fernando Henrique Cardoso (1995-1998). La recherche a comme source principale le résultat des scrutins nominaux. Trois aspects sont mis en relief: le degré de discipline dans le parti; le taux d’appui des partis aux propositions intéressant l’exécutif; l’impact du manque de discipline et de l’absentéisme au vote. La conjugaison de deux aspects traités séparément dans la littérature (la discipline des partis et leur appui au gouvernement) révèle que la stratégie d’évaluation du pouvoir présidentiel d’après le seul nombre de députés de la base gouvernementale dans la Chambre basse doit s’appliquer avec précaution, surtout dans les pays où les partis échappent à la discipline et manifestent un taux élevé d’absentéisme dans les scrutins nominaux. <![CDATA[<strong>The sadness of being a sociologist in the 21st century</strong>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582000000400005&lng=en&nrm=iso&tlng=en This article analyzes the limits of sociology in understanding recent transformations in modernity. Of particular interest are the epistemological difficulties found at the theoretical roots of sociology in dealing with the tasks arising from the biotechnological revolution currently under way and its eugenic impacts on future society. The paper’s argument is that the main task is an interdisciplinary review of relations between the concept of human nature and prevailing social and political values. In order to better comprehend the radical challenge of modernity in the 21st century vis-à-vis classical modernity’s values, two heuristic figures are presented: the dilemma of technical modernity and the contradiction of sociology.<hr/>Ce texte examine les limites de la sociologie lorsqu’il s’agit de comprendre les changements récents de la modernité. Limites surtout devant les difficultés épistémologiques qui se trouvent dans les racines théoriques de la sociologie face aux questions survenues avec la révolution biotechnologique en cours et ses impacts eugéniques sur la société à venir. On suggère que, parmi ces questions, la principale consiste à faire la révision interdisciplinaire des relations entre le concept de nature humaine et les valeurs sociales et politiques en cours. Pour mieux saisir l’enjeu radical de la modernité du XXIe. siècle face aux valeurs de la modernité classique, on présente deux figures heuristiques: le dilemme de la modernité technique et la contradiction de la sociologie. <![CDATA[<strong>Work and trade unions</strong>: <strong>positions debated by contemporary sociology</strong>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582000000400006&lng=en&nrm=iso&tlng=en Work and trade unions are recurrent themes in the sociological literature focusing on processes designated as "productive restructuring". This article discusses both the way by which labor sociology has analyzed and interpreted these themes and the debate emerging from the issue of "flexibilization". In the case of work, I refer to the sociology that has concentrated on scrutinizing new company management strategies, the turnaround in the work market and employment relations, and the consequences of these changes for social organization in industrialized capitalist societies. In the case of trade unions, I deal with the studies concerned with the crisis of representation, the end of "trade unionism with solidarity", and the difficulties brought about by the proliferation of forms of work that have taken hold (part-time work, temporary work, informal work, home work, etc.), job cuts, unemployment, and exclusion.<hr/>Le travail et le syndicat sont des sujets toujours présents dans les ouvrages de sociologie sur les processus de "restructuration productive". Dans cet article, on examine la façon dont la sociologie du travail analyse et interprète ces sujets, ainsi que le débat provoqué par la question de la "flexibilisation". Dans le cas du travail, on se rapporte à la sociologie qui se soucie de scruter les nouvelles stratégies de gestion des entreprises, les bouleversements dans le marché du travail et dans les relations de l’emploi, ainsi que les conséquences de ces changements pour l’organisation sociale dans les sociétés capitalistes industrialisées. Dans le cas du syndicat, on examinera les études qui concernent la crise de représentation, la fin du "syndicalisme solidaire" de même que les difficultés imposées par la prolifération de formes de travail qui se mettent en place (travail à mi-temps, travail temporaire, travail au noir, travail à la maison, entre autres) et la disparition des postes de travail, le chômage et l’exclusion. <![CDATA[<strong>On the measurement of interpersonal trust</strong>: <strong>a multidimensional concept</strong>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582000000400007&lng=en&nrm=iso&tlng=en Interpersonal trust is a central concept in social capital theory and in the discussion of civic culture. Explanatory models of support for democracy, membership in associations, and civic involvement commonly include measures of interpersonal trust. Although central to the theoretical debate over civil society and democracy, this concept has been measured in very simplistic ways. The conflicting and contradictory results of recent studies may well stem from the lack of reliability in measurements of trust. This study, based on a unique data set that contains different measures of interpersonal trust and uses factor analysis, concludes that there are two dimensions of trust, one of which has been consistently ignored by previous studies.<hr/>La confiance interpersonnelle est un concept central autant dans la théorie du capital social que dans la discussion à propos de la culture civique. Il s’agit d’une variable-clé pour expliquer des attitudes favorables à un régime démocratique et à des pratiques d’association et d’interaction. Malgré sa position capitale dans le débat théorique sur la société civile et la démocratie, ce concept est habituellement mesuré de façon assez ingénue. Les résultats opposés et contradictoires de certaines études récentes sur l’impact de la confiance interpersonnelle dans l’appui à la démocratie peuvent être le fruit du peu de qualité des indicateurs employés. Dans cette étude, qui se sert d’une banque de données particulière disposant de différentes opérationalisations du concept de confiance mutuelle, et qui prend pour base l’analyse factorielle, on aboutit à la conclusion de l’existence d’un concept à double portée assez nette, dont l’une a été constamment ignorée dans les études précédentes. <![CDATA[<B>Restructuring of agriculture in Ceará State</B>: <B>notes on changes in the conditions for reproducing the small farming sector</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582000000400008&lng=en&nrm=iso&tlng=en Since the 1950s, agricultural structures in the State of Ceará have undergone profound changes, including both the growth of small farms on the one hand and the development of indirect or precarious occupation of land on the other. One consequence of this restructuring has been the impoverishment of small farmers, who have faced increasing difficulty in access to land, which in turn has aggravated the conditions for the social reproduction of this social sector. Based on data from the Brazilian Census Bureau (IBGE), the article describes these changes before attempting to identify two types of factors that have helped increase pressure on the land market: the mercantilization of farming land, causing small farmers to be forced off the land, and the first phase of a demographic transition involving decreased mortality.<hr/>Depuis les années 50, les structures agraires au Ceará se sont profondément modifiées. Ces transformations se retrouvent, d’une part, dans la multiplication des petites unités de production et, de l’autre, dans le développement des modes d’occupation du sol indirects ou précaires. L’une des conséquences de cette restructuration est l’appauvrissement du petit paysannat qui se heurte de plus en plus à des difficultés d’accès à l’obtention du sol, ce qui bouleverse les conditions de sa reproduction sociale. Cet article se propose, à partir de données fournies par l’IBGE (Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques), de décrire ces transformations, et ensuite d’identifier deux sortes de facteurs qui ont contribué à faire évoluer le marché foncier: la mercantilisation du sol agricole, qui a engendré l’expulsion de ses occupants, et la première étape de la transition démographique, qui a correspondu à la diminution de la mortalité.