Scielo RSS <![CDATA[Dados]]> http://www.scielo.br/rss.php?pid=0011-525820020001&lang=en vol. 45 num. 1 lang. en <![CDATA[SciELO Logo]]> http://www.scielo.br/img/en/fbpelogp.gif http://www.scielo.br <![CDATA[<B>Coalition Governments and Fire Alarm Mechanisms in the Legislative Control of Provisional Measures</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000100001&lng=en&nrm=iso&tlng=en This article discusses the relationship between the Executive and Legislative Branches in Brazil with regard to the issuing of Provisional Measures (PMs) by the former. The article contends that the legal ability of the Brazilian Chief of State to issue decrees with the force of law and taking force immediately (i.e., PMs) does not imply that members of Congress have abdicated from their legislative prerogatives in favor of the Executive Branch, as proposed by some authors analyzing the issue. After presenting the most important analyses of the dynamics in the Executive-Legislative relationship, the article aligns itself with the interpretation emphasizing the process of mutual delegation and control between the two powers, contending that the formation of a solid coalition government generates incentives for the Executive to issue PMs that meet the interests of the legislative majorities, and that Congress is also capable of inferring whether such measures meet its interests, by way of an indirect supervisory mechanism known as the "fire alarm". The article proposes that it is possible to view PMs as part of a complex and changing context of delegation within Brazilian Presidentialism, involving neither usurpation nor abdication.<hr/>Dans cet article, on discute les rapports entre les Pouvoirs Exécutif et Législatif au Brésil concernant la promulgation de Mesures Provisoires (MPs) par l'Exécutif. On y montre que la capacité légale du chef du gouvernement brésilien à promulguer des décrets ayant force de loi et application immédiate, les MPs, ne signifie pas que les députés et sénateurs aient abandonné leurs prérogatives législatives au profit de l'Exécutif, tel que l'ont prétendu certains auteurs qui se sont penchés sur la question. Après avoir présenté les analyses les plus importantes de la dynamique des rapports Exécutif-Législatif, l'auteur adopte une interprétation qui distingue le processus de délégation et le contrôle mutuel entre ces pouvoirs, en soutenant que la formation d'un gouvernement de coalition solide stimule l'Exécutif à produire des MPs qui tiennent compte des intérêts des majorités législatives; en outre, le Congrès est capable de juger si telles ou telles mesures répondent ou non à ses intérêts par le moyen d'un mécanisme indirect de contrôle, nommé alerte d'incendie. L'auteur propose qu'on peut comprendre les MPs comme partie d'un cadre de délégation complexe et changeant à l'intérieur du présidentialisme brésilien, sans pour autant y avoir d'usurpation ni d'abdication. <![CDATA[<B>The Brazilian Workers' Party (PT) and the Party Unity Issue</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000100002&lng=en&nrm=iso&tlng=en This article analyzes the issue of party unity, investigating the factors that favor or discourage party breaks. Three independent variables are proposed, forming a model that seeks to evaluate the possibilities for splitting or maintaining party organization. The variables are the intra-partisan institutional arrangement, internal ideological dissent, and the electoral costs of a split. The model is applied to the case of the Workers' Party (PT), seeking to evaluate which factors are the strongest in this party, those leading to a split or those favoring maintenance of unity in the party's organization. The study draws on various data sources, including party documents and bylaws, theses proposed by party factions, and election results, covering four national events in the 1990s. The study contends that intra-partisan institutional arrangements and the electoral costs of a split have strongly discouraged any break in the PT as a political party, and that if all else remains constant, these factors will continue to produce the same effects in the foreseeable future.<hr/>Dans cet article, on examine la question de l'unité des partis, en cherchant à déceler les facteurs qui provoquent ou empêchent leur scission. On propose trois variables indépendantes formant un modèle qui tente d'évaluer les chances de scission/maintien d'une organisation de parti. Ces variables sont les suivantes: l'aménagement institutionnel et la divergence idéologique internes au parti ainsi que les pertes électorales d'une scission. On applique ce modèle au cas du Parti des Travailleurs (PT), en cherchant à estimer ce qui y prévaut: les tendances qui mènent à la scission ou celles qui favorisent le maintien de l’unité du parti. La recherche se sert de plusieurs sortes de données, telles que documents et statuts du parti, thèses des factions internes et résultats d'élections, concernant surtout quatre rencontres nationales réalisées dans les années 90. On conclut que les aménagements institutionnels internes au parti et les pertes électorales d'une scission éloignent nettement la perspective du fractionnement du PT en tant que parti politique et, toutes conditions gardées, auront le même effet dans un avenir prévisible. <![CDATA[<B>Free-Market Reform and Presidential Approval</B>: <B>The Politicization of Economic Policy Debates in Brazil</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000100003&lng=en&nrm=iso&tlng=en To date, political scientists have argued that Brazilians' attitudes about neoliberal reforms play no role in mass political behavior or political assessments. In this paper, I provide evidence that Brazilians do politicize economic policy debates. Data from a January 1998 survey demonstrate that mass attitudes about privatization, foreign direct investment and free trade influenced citizens' evaluations of the Fernando Henrique Cardoso presidency. Moreover, there is no evidence to support the conventional wisdom that less educated Brazilians are less rational and coherent when it comes to evaluating their president.<hr/>Jusqu'à nos jours, les experts politiques soutiennent que l'avis des Brésiliens au sujet des réformes néolibérales n'ont pas d'influence sur le comportement politique ni sur l'évaluation politique de la part des électeurs. Dans cet article, l'auteur veut montrer que, au contraire, les Brésiliens politisent les débats sur la politique économique. Les données d'un survey effectué en janvier de 1998 montrent que les attitudes de l'électorat à propos de la privatisation, des investissements étrangers et de la libéralisation du marché ont eu une influence sur l'évaluation de l'action présidentielle de Fernando Henrique Cardoso. Par ailleurs, il n'y a pas de preuves entérinant l'idée habituelle selon laquelle les Brésiliens peu scolarisés sont moins rationnels et cohérents lors de l'évaluation de leur président. <![CDATA[<B>New Industrial Territories, Technological Change, and the Labor Market</B>: <B>The Case of São José dos Campos, São Paulo, Brazil</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000100004&lng=en&nrm=iso&tlng=en This article examines the extent to which the new economic institutional environment, the investment cycle, and the effects of industrial changes are affecting the labor market in São José dos Campos, São Paulo, Brazil. In the late 1990s, the region underwent a phase of economic prosperity with a major renewal of its technological complex, increased production, and employment sustained by the aircraft industry. Additional factors enter into the analysis: the persistence of a high threshold of overall unemployment throughout the 1990s; the dissemination of new quality and productivity programs with the partial and selective adoption of Japanese-inspired production management techniques; investments in the expansion of installed capacity and incorporation of new high-precision, high-speed equipment; a heavy demand by the aircraft industry for specialized engineers and other professionals, leading to a scarcity in some occupations such as quality technicians and aeronautics engineers; and expanded strategies for outsourcing production and services. Meanwhile, accelerated globalization of commercial, industrial, and technological activities in the aircraft industry produced a paradoxical trend involving concentration of innovation networks with multinational companies located outside of Brazil from the global production chain, and the strengthening of the firm's innovation system as compared to a weakening of the regional STI (Science, Technology, and Innovation) system. Thus, although the technological and employment opportunities created in the process have increased and been important, they have been insufficient to spawn more linked and integrated regional development for the local industrial sector as a whole.<hr/>Dans cet article, on examine dans quelle mesure le nouveau cadre institutionnel économique, le cycle des investissements et les effets des transformations productives dans ce territoire pourraient toucher le marché du travail dans la ville de São José dos Campos, au Brésil. Depuis la fin des années 90, cette région a connu une phase de prospérité économique, par un processus très important de renouvellement du secteur technologique, de croissance de la production et de l'emploi garanti par le secteur aéronautique. Par ailleurs, on peut déceler quelques éléments d'analyse: le maintien d'un niveau élevé de chômage global tout au long des années 90; la diffusion de nouveaux programmes de qualité et productivité avec l'adoption partielle et sélective de techniques de gestion de la production selon le modèle japonais; des investissements pour développer la capacité installée et incorporer de nouvelles machines de haute précision et vitesse; une forte demande d’ingénieurs et de travailleurs spécialisés dans le secteur aéronautique qui finit par provoquer un manque dans le marché des professions de ce secteur; une expansion des stratégies de sous-traitance de la production et du travail. La mondialisation accélérée des activités commerciales, productives et technologiques de cette industrie a produit, à la fois, un mouvement paradoxal de densification des réseaux d’innovation avec des entreprises multinationales situées à l'étranger, de la chaîne de production globale et le renforcement du système d’innovation de l'entreprise vis-à-vis de l’affaiblissement du système régional de Science, Technologie et Innovation (CT&I). Ainsi, même si les chances technologiques et professionnelles créées ont été importantes et croissantes, elles n'ont pas suffit à promouvoir un développement régional plus articulé et intégré pour l'ensemble du secteur productif local. <![CDATA[<B>Scientific Research and Technological Innovation</B>: <B><I>T</i>he Brazilian Approach to Biotechnology</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000100005&lng=en&nrm=iso&tlng=en The objective of this study is to reflect on the institutionalization of biotechnology in Brazil, relating it to the historical and institutional context marked by the national science and technology policy implemented since the 1970s. We focus on the configuration of biotechnology at the Oswaldo Cruz Foundation (FIOCRUZ) to exemplify developing countries' difficulty in disseminating an innovation model based on networks originally established in developed countries. The research shows that the lag between scientific capability and technological development at FIOCRUZ resulted from the institutional dynamic related to its process of reconstruction beginning in 1975, governed by both S&T policy and health policy for the production of immunobiological products in the country during that period.<hr/>Le but de ce travail est de réfléchir à l'institutionnalisation de la biotechnologie au Brésil, dans le cadre historico-institutionnel marqué par la politique nationale de science et technologie mise en place dans les années 70. On est parti des aspects de la biotechnologie à la Fondation Oswaldo Cruz (FIOCRUZ) en tant qu'exemple des difficultés de diffusion, dans les pays en voie de développement, du modèle d'innovation basé sur des réseaux, constitué à l'origine dans les pays développés. Ce travail montre que le décalage entre la formation scientifique et le développement technologique existant à la FIOCRUZ résulte de la dynamique institutionnelle liée à son processus de révision depuis 1975, régi aussi bien par la politique de science et technologie de l'époque que par la politique de santé concernant la production d'éléments immunobiologiques dans le pays.