Scielo RSS <![CDATA[Dados]]> http://www.scielo.br/rss.php?pid=0011-525820020003&lang= vol. 45 num. 3 lang. <![CDATA[SciELO Logo]]> http://www.scielo.br/img/en/fbpelogp.gif http://www.scielo.br <![CDATA[<B>Waldemiro Bazzanella</B>: <B>relembrando um amigo</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000300001&lng=&nrm=iso&tlng= <![CDATA[<B>Ideology, democracy and parliamentary behavior</B>: <B>the Brazilian Chamber of Deputies (1991-1998)</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000300002&lng=&nrm=iso&tlng= In this work we apply quantitative methods to recover the individual preferences of Brazilian representatives, as expressed in their nominal votes in the 49th and 50th legislatures. The method assumes both the rational choice and spatial theories of voting. Empirical analyses show that Brazilian representatives can be accurately positioned in a single ideological continuum that reflects, in part, the consensus of Brazilian politics observers: members of the Partido dos Trabalhadores (PT - Workers’ Party) are positioned at the extreme left and those of the Frente Liberal (PFL - Liberal Front) at the opposite end. The Partido da Social Democracia Brasileira (PSDB - Party of the Brazilian Social Democracy), in turn, moved from a center-left position in the 49th legislature to the right, in the 50th. Additional dimensions contribute very little to the explanatory capacity of the model. The spatial positioning of representatives of a same party vary significantly, and the paramount quality of the statistical model used is its capacity to provide us with a spatial interpretation of this variation. The first dimension is rather stable in both legislatures. Circumstantial evidence is raised to support the hypothesis that these dimensions reflect the relationship between the Executive and the Legislative branches of government. During this period, the Presidents of the Republic were located at the extreme right of the political space.<hr/>Dans cet article, on dégage, par le moyen de méthodes quantitatives, les préférences individuelles des députés telles qu’ils les ont exprimées dans leurs votes nominaux pendant les 49ème et 50ème législatures brésiliennes. Cette méthode part du présupposé du choix rationnel et de la théorie de l’espace occupé par le vote. L’analyse empirique montre que les députés brésiliens peuvent être replacés avec exactitude dans un même continuum idéologique. Celui-ci reflète en partie le consensus entre les observateurs de la politique brésilienne, qui situent les membres du Parti des Travailleurs (PT) à l’extrême gauche et les membres du Parti du Front Libéral (PFL) à droite. Quant au Parti de la Social-Démocratie (PSDB), il s’est déplacé de sa position de centre gauche pendant la 49ème législature, vers la droite pendant la 50ème. D’autres paramètres n’améliorent guère les possibilités d’explication du modèle. Il y a une variation substantielle dans la position spatiale des députés d’un même parti, la principale qualité du modèle statistique étant son aptitude à fournir une interprétation spatiale à cette variation. Le premier paramètre est assez stable entre les deux législatures. Quelques arguments sont formulés privilégiant l’hypothèse selon laquelle les paramètres reflètent les relations entre l’Exécutif et le Législatif. Les Présidents de la République de cette période se situent à l’extrême droite de l’espace politique. <![CDATA[<B>The presidents and the National Congress in the decision-making process of health policies in democratic Brazil (1985-1998)</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000300003&lng=&nrm=iso&tlng= The article assesses the dynamics of the decision-making process of health policy in Brazil from the viewpoint of Executive-Legislative relations. It examines institutional mechanisms, negotiation strategies and political resources available to introduce, amend and regulate laws in this social arena. It shows that congressional capacity to refine laws proposed by the Executive branch is still limited (particularly due to both the Medidas Provisórias (Provisional Measure) and veto power of the Executive), but concludes that the legislative power of Presidents in the area of health must be tempered. After all, during the period under analysis (1985-1998), Congress displayed enough power to approve a growing number of bills and constitutional amendments in the area of health - significantly greater than the Executive’s.<hr/>L’article évalue la dynamique du processus décisionnel de la politique de santé au Brésil à partir de la relation Exécutif-Législatif. Examine les mécanismes institutionnels, les stratégies de négociation et les ressources politiques que les présidents et les parlementaires ont en mains pour introduire, modifier et réglementer les lois dans ce domaine social. Il constate que la capacité du Congrès National à lapider la législation que l’Exécutif est chargée de déclencher reste encore limitée (ceci est du, notammment, aux mesures provisoires et au pouvoir de veto de l’Exécutif), mais il conclut que la force législative des présidents dans le domaine de la santé doit être relativisée. En fin de comptes, pendant la période analysée (1985-1998), le Congrès National a démontré une force suffisante pour approuver un nombre croissant de projets de loi et un nombre de projets d’amendements constitutionnels dans ce domaine de la santé beaucoup plus important que l’Exécutif. <![CDATA[<B>Federalism and inter-governmental relations in Brazil</B>: <B>social-program reforms</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000300004&lng=&nrm=iso&tlng= The article analyses the process of reform in four areas of social policies that affect directly the interests of sub-national governments: basic education, social housing programs, basic sanitation and health. As the study reveals, despite the varying degree of success achieved in the various policy initiatives and contrary to the expectations of the prevailing interpretations of the nature of Brazilian federalism, the federal government faced no insurmountable hurdles in implementing their reform agenda. The study aims at demonstrating that (i) in the absence of any constitutional mandatory requirement, the political autonomy of local governments - typical of federative States - actually enhances the veto power of local governments over policy initiatives proposed by the federal Executive branch. However, (ii) power resources available to the federal Executive branch - such as agenda definition and vetoing powers - in addition to control over resources that are essential to the political survival of the representatives increase the chances of success of the federal government. Furthermore, (1999), (iii) the constitutional authority of Brazilian states is far more limited than that of the North-American states; (iv) the category "federalism", however, is not sufficient to define the potential stability of specific policies, which depends upon how inter-governmental relations are structured in each particular policy. Specifically, (v) constitutional rules, legacies from previous policies and the political cycle frame the decision arenas in various ways, thus conditioning both the strategies and chances of success of the federative players.<hr/>Dans cet article, on analyse le processus de réforme dans quatre domaines de la politique sociale atteignant directement les intérêts des gouvernements régionaux: éducation élémentaire, logement social, assainissement éssentiel et santé. On y voit que le gouvernement fédéral a réussi dans ces domaines à différents degrés, mais que, contrairement à l’attente des interprétations dominantes sur la nature du fédéralisme brésilien, il n’a pas trouvé d’obstacles infranchissables à la mise en place de son programme de réformes. Ici on essaie de montrer que (i) en l’absence de contraintes issues de la Constitution, l’autonomie politique des gouvernements locaux - propre aux États d’une fédération - rend effectivement plus puissant le veto que ces gouvernements locaux opposent à la mise en place de politiques proposées par le gouvernement fédéral. Cependant, (ii) les ressources du pouvoir de l’exécutif fédéral, tels que le pouvoir de fixer les priorités et d’opposer des vetos, ainsi que le contrôle des fonds nécessaires à l’existence politique des parlementaires favorisent plutôt le gouvernement fédéral. De surcroît, (1999), (iii) l’autorité constitutionnelle des États brésiliens est bien plus réduite que celle des États nord-américains. Cependant, (iv) la catégorie "fédéralisme" ne suffit pas pour définir le potentiel de stabilité des politiques particulières. Ce potentiel est soumis à la manière dont sont structurées les relations intergouvernementales dans les politiques particulières. En particulier (v) des règles constitutionnelles, héritées de politiques précédentes ainsi que les cycles de la politique structurent différemment les arènes de décisions, déterminant les stratégies et les chances de succès des acteurs fédératifs. <![CDATA[<B>Conservative modernization dialectics and the new Brazilian history</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000300005&lng=&nrm=iso&tlng= In this article, we propose that the so-called "conservative modernization" has been completed in Brazil. Dialectically, success led to overcoming both the conservative modernization itself and the "regulated order" before a new integrative institutional frame could be fully developed. In advancing this argument, we review the recent literature on the agrarian issue and the political-institutional evolution of Brazil, in addition to an overall perspective of the theory of modernization and citizenship. Furthermore, we propose that there is no reason to imagine the prevalence of a homogenous modernity, which would only reproduce in Brazil what can be found elsewhere. Consequently, we propound that, in contemporary Brazil, we find a specific modernity in which stands out the neo-thomist tradition of the country.<hr/>Cet article présente l’hypothèse selon laquelle ce qu’on a convenu d’appeler "modernisation conservatrice" au Brésil est achevée. Son succès a amené dialectiquement à son dépassement ainsi qu’à celui de "l’ordre réglé", sans pour autant qu’un nouveau cadre institutionnel intégrateur se soit complété. On fait appel pour argumenter cette thèse à la littérature récente sur la question agraire et l’évolution polico-institutionnelle du pays, ainsi qu’une perspective générale de la théorie de la modernisation et de la citoyenneté. L’article argumente par ailleurs que cependant il n’y a pas de raison pour supposer une modernisation homogène, qui ne ferait que reproduire au Brésil ce qui se trouve dans d’autres territoires. On argumente donc à partir de la spécificité de la modernité du Brésil contemporain, notamment la tradition néothomiste du pays. <![CDATA[<B>Tamed democracy</B>: <B>anti-democratic foundations of contemporary democratic thought</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000300006&lng=&nrm=iso&tlng= Claiming that democratic regimes were basically procedural (or competitive) in character, Capitalism, Socialism and Democracy published in 1942 by Austrian economist Joseph Schumpeter, was a turning point in the theory of democracy. From then on, all major lines of the theory of democracy have been defined vis-à-vis the Schumpeterian conception, and many of the most influential ones fit his key premises. However, Schumpeter’s main conceptions of society and human nature have been inherited from a current of though that aimed at asserting the impossibility of any democratic organization: the so-called "theory of elites", materialized in the works of Vilfredo Pareto, Gaetano Mosca and Robert Michels. The article tries to demonstrate that this legacy jeopardizes the prevailing conceptions of democracy and even the practices of western-type electoral regimes.<hr/>La publication de Capitalisme, Socialisme et Démocratie de l’économiste autrichien Joseph Schumpeter en 1942 a représenté un tournant dans la théorie démocratique, avec l’affirmation du caractère essentiellement processif (ou concurrentiel) des régimes démocratiques. Désormais les lignes principales de la théorie de la démocratie allaient se définir par rapport à la conception schumpeterienne; et plusieurs des plus influents chercheurs se sont accomodés à ses présupposés fondamentaux. Néanmoins, les principales conceptions de Schumpeter sur la société et la nature humaine sont héritées d’un courant de pensée qui cherchait à affirmer l’impossibilité de toute organisation démocratique, appelé la "théorie des élites", cristalisée par les ouvrages de Vilfredo Pareto, Gaetano Mosca et Robert Michels. L’article cherche à démontrer que ce legs compromet les conceptions dominantes de la démocratie jusque dans la pratique des régimes électoraux du type occidental. <![CDATA[<B>The family in the works of Frédéric Le Play</B>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582002000300007&lng=&nrm=iso&tlng= Among nineteenth-century authors, sociologist Frédéric Le Play (1806-1882) stands out for the research methodology he developed to study European workers. In the perspective of the history of sociology, and in a dialogue with some of his twentieth-century readers, I analyze Le Play’s concept of family and its intimate connection with his findings. The so-called family monograph method, as the name indicates, intended to learn the living conditions of workers in different European countries by monitoring the life of some of their families. I intend to show how the construction of concepts, methods and survey and data-analyses techniques enabled the systematic reproduction of his observations, both by Le Play himself and his uncountable followers. In his methodology, the family is the core concern, and will enable future generations of both social scientists and historians to revisit them in their studies.<hr/>Le sociologue Frédéric Le Play (1806-1882) se distingue parmi les auteurs du XIXème siècle grâce au développement d’une méthodologie de recherche à propos des travailleurs européens. Dans cet article, on examine la position de Le Play dans l’histoire de la sociologie, sa conception de la famille ainsi que sa profonde connivence avec les résultats de ses recherches, sous la forme d’un dialogue avec quelques-uns de ses lecteurs du XXème siècle. La méthode des monographies des familles voudrait, comme le suggère son nom, connaître les conditions de vie des travailleurs dans différents pays d’Europe prenant comme point de départ l’accompagnement de la vie quotidienne de quelques familles. On cherche ici à montrer comment la construction de concepts, méthodes et techniques d’inventaire et d’analyse des données a permis la reproduction systématique de ses observations, effectuées soit par lui-même soit par ses tenants. Pour sa méthodologie, la famille occupe le centre des attentions, aspect déterminant pour des générations de chercheurs en sciences sociales et en histoire qui reviennent à ses études.