Scielo RSS <![CDATA[Dados]]> http://www.scielo.br/rss.php?pid=0011-525820080003&lang=en vol. 51 num. 3 lang. en <![CDATA[SciELO Logo]]> http://www.scielo.br/img/en/fbpelogp.gif http://www.scielo.br <![CDATA[<b>Precarious employment in Europe</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582008000300001&lng=en&nrm=iso&tlng=en This article examines the hypothesis of the emergence of a post-Fordist wage relationship, exploring one of this concept's components: the transformation of permanent employment into precarious employment. Based on Eurostat data, the article analyzes the evolution of the temporary work indicator in the last twenty years and the reasons that lead workers to accept this situation, according to a generational matrix. The article concludes that there has been a structural change to the extent that all countries have moved towards greater flexibilization of employment relations through liberalization of layoffs, expansion of temporary work, or a combination of the two.<hr/>Dans cet article, on cherche à poser l'hypothèse du surgissement d'un rapport salarial postfordiste, en examinant l'un des composants de ce concept: la transformation de l'emploi permanent en emploi précaire. À partir des données de l'Eurostat, on examine l'évolution du chiffre du travail temporaire dans les 20 dernières années et les raisons qui mènent les gens à accepter cette situation d'après une matrice générationnelle. Les conclusions vont dans le sens d'un changement structurel, dans la mesure où tous les pays s'orientent vers une plus grande déréglementation des rapports dans l'emploi, soit par la déréglementation des licenciements, soit par l'expansion du travail temporaire, ou par la combinaison des deux. <![CDATA[<b>Transitions from school to work in Brazil</b>: <b>the persistence of inequality and frustrated expectations</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582008000300002&lng=en&nrm=iso&tlng=en This study analyzes the changes in economic structure and labor markets in the last 60 years in Brazil that provided the basis for establishing patterns in the transition from school to work for young men and women born since 1948. Data from population censuses beginning in 1970 and the National Household Sample Surveys (PNADs) beginning in 1976 were used to support the idea that Brazil witnessed a developmentalist pattern in the social trajectories of young people marked by lesser importance of education in shaping their initial life opportunities, constructed in a highly unstable and poorly structured labor market. This pattern can be distinguished from another, which we will call a fordist transition pattern, typical of advanced capitalist countries and characterized by strong family and state control over the general work qualifications processes, in which the school plays a central role and serves as the principal element for social mobility and creation of life opportunities.<hr/>Dans ce travail on étudie les changements dans la structure économique et dans les marchés du travail au long de 60 annnées au Brésil: ces changements ont jalonné la construction de modèles de transition de l'école vers le travail pour des jeunes gens des deux sexes nés à partir de 1948. On se sert de données de recensements démographiques depuis 1970 ainsi que des PNADs depuis 1976 pour montrer que, au Brésil, il s'est formé un modèle de développement de la trajectoire sociale des jeunes où l'on remarque le peu d'importance donnée à l'éducation pour leurs premières chances de travail, construites dans un marché hautement instable et peu structuré. Ce modèle peut se distanguer d'un autre, appelé le modèle fordiste de transition, propre aux pays à capitalisme avancé et marqué par un contrôle étroit issu des familles ainsi que de l'État, sur les processus généraux de qualification au travail, dans lesquels l'école a eu une place centrale, en tant que principal élément de mobilité sociale et de production de chances dans la vie. <![CDATA[<b>Brazilian trade unions' stance towards technological and organizational innovations</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582008000300003&lng=en&nrm=iso&tlng=en The article analyzes trade union action that seeks to influence processes of technological and organizational innovation in companies in Brazil. The System for Monitoring Collective Bargaining, under the Inter-Union Department of Statistics and Economic Studies (SACC-Dieese), was used to analyze collective bargaining clauses (1990- 2005) that deal with innovative processes. Interviews were held with leaders of unions belonging to the SACC-Dieese, seeking to understand what actually occurred following formal agreement to the clauses. We observed that the agreed-upon terms were not enforced in practice, revealing that the trade unions' influence in innovative processes was merely "apparent". The article seeks to demonstrate that the limited success of Brazilian trade unions in affecting technological and organizational innovations has been due not only to external constraints, but also to the unions' own limitations in formulating and interacting with technical and organizational changes.<hr/>Dans cet article, on étudie l'action syndicale qui cherche à influencer les processus d'innovation technologique et organisationnelle dans les entreprises. À partir du Système d'Accompagnement des Contrats Collectifs (SACC-Dieese), on a examiné le contenu des clauses et des accords et/ou des conventions collectives qui incident sur les processus d'innovation concernant la période 1990-2005. On a eu des entretiens avec des dirigeants des groupes qui forment le SACC-Dieese afin de savoir les résultats de l'application de ces contrats: ils semblent avoir été peu tangibles puisque l'influence syndicale n'a été qu'"illusoire". On voit que le succès relatif des syndicats dans leur influence sur les innovations technologiques et organisationnelles vient non seulement des contraintes extérieures mais de leurs propres limites d'expression et d'interaction face aux changements techno-organisationnels. <![CDATA[<b>Political parties, ideology, and social policy in Latin America</b>: <b>1980-1999</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582008000300004&lng=en&nrm=iso&tlng=en The objective of this article was to investigate whether the ideology of governing parties in Latin America affects social policies, in a context of globalization under which, according to the literature, national states have lost their decision-making autonomy. The article's main hypothesis is that - all else remaining equal - governments with a leftist majority invest more in social policies than other governments, especially those with a rightist majority. The methodology used to test the hypothesis was econometric analysis of panel data, also known as pooled time series/cross-section analysis. Estimation of the model's parameters used the "panel corrected standard error" method suggested by Beck and Katz for the analysis of panels with similar dimensions to those of the current study. The principal findings of the econometric analyses corroborated the article's main hypothesis, according to which governments with a leftist majority invest more in the social area.<hr/>Dans cet article, on cherche à savoir si, en Amérique latine, l'idéologie des partis au gouvernement touche les politiques sociales, dans un contexte de mondialisation où, selon la littérature, les états nationaux ont perdu leur autonomie de décision. L'hypothèse principale est que, dans des conditions identiques, les gouvernements de gauche majoritaires s'occupent davantage de politique sociale que les autres gouvernements, surtout ceux de droite. On a utilisé comme méthodologie l'analyse économétrique de panel, appelée aussi "séries agrégées" (pooled time series - cross section analysis). Pour évaluer les paramètres du modèle, on a considéré la méthode OLS avec erreur-type corrigée, tel que le suggèrent Beck et Katz pour des analyses de panel aux dimensions semblables à celles de cette étude. Les principaux résultats des analyses économétriques confirment que les gouvernements majoritaires de gauche investissent plus dans le domaine social. <![CDATA[<b>Crime and law enforcement strategies in urban areas</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582008000300005&lng=en&nrm=iso&tlng=en The article seeks to explore the interconnections between police, crime, and urban territory, discussing their crucial importance in the current public policy scenario for security in large Brazilian cities. The author draws on observations of a monthly series of violent crimes in Belo Horizonte, Minas Gerais State, in a regression model with structural breaks to estimate the impact of the so-called "Results-Based Police" Program in reducing crime. According to the findings, police intervention in urban territory was responsible for a significant reduction in violent crimes (5,675) from January 2001 to October 2003.<hr/>Dans cet article, on examine le réseau des liens entre la police, le crime et l'espace urbain, dont l'importance reste capitale pour le cadre actuel des politiques publiques concernant la sécurité des grands centres urbains au Brésil. On a pris pour base des observations sur une série mensuelle de crimes violents commis à Belo Horizonte, selon un modèle de régression à coupes structurelles pour évaluer l'impact du programme de "Police à Résultats" sur la réduction de la criminalité. Selon les résultats, on voit, entre autres, que l'intervention de la police urbaine a réussi à y diminuer de façon significative le nombre de crimes violents, qui était de l'ordre de 5.675 entre janvier 2001 et octobre 2003. <![CDATA[<b>High-risk political participation</b>: <b>demonstrations and riots under dictatorial regimes</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582008000300006&lng=en&nrm=iso&tlng=en This article draws on a broad sample of countries to empirically test the different theories on dissent and protest in the context of authoritarian regimes, where such activities are generally repressed and are therefore risky. The empirical results of the longitudinal comparative analysis basically confirm the predictions of the rational economic approach to political protest as well as the explanatory power of structural factors, the relative deprivation theory, the political diffusion processes (at the regional level), the role of dictatorial institutions, and in part the resource mobilization theory. The empirical analysis also shows that non-violent participation is one of the main determinants of riots and that past protest is important in determining present protest (whatever its type).<hr/>Dans cet article, on contrôle de façon empirique, tout en utilisant un large échantillon de pays, les différentes théories sur dissension et protestation au coeur des régimes autoritaires, où ces activités sont souvent traquées et forcément périlleuses. Les résultats empiriques de l'analyse comparative longitudinale confirment les prévisions de l'approche économique rationnelle à propos de la protestation politique, ainsi que le pouvoir d'explication des facteurs structuraux, de la théorie de la privation relative, des processus de diffusion politique au niveau des régions, le rôle des institutions dictatoriales et, en partie, la théorie de la mobilisation des ressources. On voit aussi que la participation non violente est l'un des principaux déterminants des émeutes et que la protestation précédente détermine de façon décisive la protestation actuelle, quelle qu'elle soit. <![CDATA[<b>The birth and redefinitions of environmental activism in Brazil</b>]]> http://www.scielo.br/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0011-52582008000300007&lng=en&nrm=iso&tlng=en This article examines the conditions under which environmental activism emerged and evolved in Brazil from 1970 e 2006. The idea was to introduce a conceptual discussion on the relations between "opportunity structures", "political processes", and "individual involvement" in the emergence of mobilizations and collective protests. The methodology consisted of biographical interviews with three different generations of activists, focusing on the meanings associated with the use of academic training in activism, the principal modalities of militant careers, and the types of resources and social ties that support the activists' concepts and practices. The research showed that the period under study constitutes a milestone for the emergence of new patterns for reconverting university and professional training into militant resources for action in the "environmental field".<hr/>Dans cet article, on examine les conditions du surgissement et des transformations du militantisme écologique au Brésil de 1970 à 2006. On cherche à discuter les concepts à partir des relations entre "structures d'opportunité", "processus politiques" et "engagement individuel" dans l'apparition de mobilisations et manifestations collectives. L'approche méthodologique se fait par des entretiens biographiques avec trois générations différentes d'activistes, afin d'examiner les significations associées à l'usage de la formation scolaire dans la militance, les principales modalités des carrières des militants et les types de moyens et de liens sociaux qui supportent les concepts et pratiques militantes des activistes. D'après la recherche, la période étudiée représente un point de surgissement de nouveaux modèles de transformation de la formation universitaire et professionnelle en ressources militantes pour agir dans "le domaine de l'environnement".