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<journal-title><![CDATA[Boletim do Museu Paraense Emílio Goeldi. Ciências Humanas]]></journal-title>
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</front><body><![CDATA[ <p align="right"><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b>RESENHAS</b></font></p>     <p>&nbsp;</p>     <p><font size="4" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><i>Batida de p&eacute;</i>, diff&eacute;renciations et m&eacute;langes musico-chor&eacute;graphiques</b> </font></p>     <p>&nbsp;</p>     <p>&nbsp;</p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b>Jean-Michel Beaudet</b></font></p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Universit&eacute; Paris Ouest - Nanterre La D&eacute;fense (<a href="mailto:jeanmichelbeaudet@yahoo.fr">jeanmichelbeaudet@yahoo.fr</a>) </font></p>     <p>&nbsp;</p>     <p>&nbsp;</p>     <p align="center"><img src="/img/revistas/bgoeldi/v7n2/a18ima01.jpg"></p>     ]]></body>
<body><![CDATA[<p>&nbsp;</p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">BARROS, L&iacute;liam. <b>Repert&oacute;rios musicais em tr&acirc;nsito</b>. M&uacute;sica e identidade ind&iacute;gena em S&atilde;o Gabriel da Cachoeira, AM. Bel&eacute;m: EDUFPA, 2008. 290 p. il. ISBN 9788524704819 </font></p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Au cours d'un long entretien, une <b><i>brincante </i></b>d'une association a pr&eacute;cis&eacute; : </font></p> <font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">     <blockquote> (...) As m&uacute;sicas s&atilde;o compostas pelos m&uacute;sicos da agremia&ccedil;&atilde;o. Os m&uacute;sicos s&atilde;o pagos. O ritmo &eacute; de 'batida do p&eacute;', diferentemente do que acontece em Barcelos, que &eacute; 'bailado'. A m&uacute;sica &eacute; regional, parecida com os passos do cari&ccedil;o. Essa diferen&ccedil;a aparece, por exemplo, nas m&uacute;sicas da agremia&ccedil;&atilde;o Bar&eacute;, que &eacute; de Parintins e &eacute; m&uacute;sica de Boi. A 'batida de p&eacute;' &eacute; s&oacute; com a perna direita (...) (p. 92). </blockquote> </font>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Contacts, m&eacute;langes et distinctions entre diff&eacute;rentes pratiques musico-chor&eacute;graphiques, multiplicit&eacute; et croisements entre les diff&eacute;rentes cat&eacute;gorisations locales appliqu&eacute;es &agrave; ces r&eacute;pertoires et &agrave; ces pratiques, ce livre nous offre une ethnologie tr&egrave;s int&eacute;ressante de la vie musicale actuelle &agrave; S&atilde;o Gabriel da Cachoeira (AM). Ainsi, dans l'extrait cit&eacute;, une actrice de ces &eacute;v&egrave;nements d&eacute;signe en quelques mots des processus cr&eacute;atifs, des caract&eacute;ristiques &eacute;conomiques, des distinctions socio-spatiales, des cat&eacute;gories appliqu&eacute;es aux r&eacute;pertoires, des distinctions fondamentales entre chor&eacute;graphies (il serait m&ecirc;me plus juste de dire que ces distinctions entre des mouvements de base de la danse sont fondatrices de distinctions socio-spatiales). </font></p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">L'ouvrage commence par un panorama historique qui nous rappelle la dynamique des mouvements et des rencontres de diff&eacute;rentes populations, dynamique consid&eacute;r&eacute;e &agrave; partir des pratiques musicales de la r&eacute;gion du Rio Negro. Ainsi, l'auteur nous rappelle que la pr&eacute;sence des missionnaires catholiques est ancienne, et que les pratiques musicales syncr&eacute;tiques datent de plusieurs si&egrave;cles. Nous aurions ainsi dans cette r&eacute;gion une tradition particuli&egrave;re des m&eacute;langes musicaux. Il ne nous est pas toujours facile de nous retrouver dans les datations de l'&eacute;poque coloniale, mais cette tentative pour une esquisse historique de la pr&eacute;sence des missionnaires catholiques r&eacute;ussit &agrave; nous montrer la multiplicit&eacute; des influences missionnaires elles-m&ecirc;mes. C'est un th&egrave;me important, une contribution &agrave; la critique des mod&egrave;les opposant deux ensembles qui seraient homog&egrave;nes: l'histoire indig&egrave;ne d'un c&ocirc;t&eacute;, et l'occupation missionnaire de l'autre. </font></p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Puis, le corps de l'ethnographie commence par tout un chapitre entier consacr&eacute; au Festribal. Le Festribal est une des ces rencontres culturelles, innombrables dans le monde, o&ugrave; &agrave; travers des pr&eacute;sentation de musique, danse, sport, artisanat, cuisine, se m&ecirc;lent affirmation identitaire, tourisme, folklorisation, revitalisation, commerce etc. Et il est bon que nous en soit offerte ici une description intime, dont certains &eacute;l&eacute;ments formul&eacute;s par les acteurs eux-m&ecirc;mes, posent des questions &agrave; port&eacute;e plus g&eacute;n&eacute;rale. Cet &eacute;v&egrave;nement est une des principales occasions o&ugrave; les cat&eacute;gories culturelles se croisent, se r&eacute;activent et se transforment. La description des r&eacute;p&eacute;titions de certains groupes, le relev&eacute; des injonctions du Conseil municipal, informent sur les contenus et les intentions attribu&eacute;es &agrave; cet &eacute;v&egrave;nement annuel. Cette ethnographie am&egrave;ne ainsi des questions sur les diff&eacute;rentes strat&eacute;gies culturelles: celle de la municipalit&eacute;, celles des associations, celles des ruraux proches de la ville, celles des communaut&eacute;s du haut fleuve. Nous avons aussi un aper&ccedil;u des oppositions et des n&eacute;gociations entre ces diff&eacute;rents projets. Enfin, les spectacles et les r&eacute;actions des spectateurs mettent en &oelig;uvre des ph&eacute;nom&egrave;nes de r&eacute;verb&eacute;ration qui critiquent de mani&egrave;re profonde les cat&eacute;gories locales, non locales et universitaires: des '&iacute;ndios', des 'descendants d'&iacute;ndios' jouent aux '&iacute;ndios', les uns devant les autres (p. 99-100). </font></p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Le chapitre suivant est consacr&eacute; aux classifications des r&eacute;pertoires musicaux. Les trois grandes cat&eacute;gories locales sont: <b><i>repert&oacute;rios culturais</i></b>, de la <i><b>regi&atilde;o et de fora</b></i>. L'int&eacute;r&ecirc;t de ce chapitre est qu'il tente de nous pr&eacute;senter ces r&eacute;pertoires de mani&egrave;re crois&eacute;e: plusieurs classification coexistantes peuvent simultan&eacute;ment attribuer des places (des classes) diff&eacute;rentes, voire conflictuelles &agrave; la m&ecirc;me musique: il en est ainsi des classifications des communaut&eacute;s indig&egrave;nes et de celle du Festribal. La description ethnomusicographique de ces musiques, tout en &eacute;tant utile et globalement bien faite (les transcriptions sont de qualit&eacute;), souffrent n&eacute;anmoins de quelques impr&eacute;cisions terminologiques. </font></p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Enfin, le dernier chapitre reprend ces classifications dans une perspective de d&eacute;finition identitaire. Nous y retrouvons une formulation &agrave; la fois juste et f&eacute;conde: ce texte nous propose une ethnologie d'une 'culture de contact'. L&agrave; est &agrave; mon sens l'originalit&eacute; du livre: c'est, &agrave; ma connaissance, la premi&egrave;re &eacute;tude portant sur les musiques de communaut&eacute;s indig&egrave;nes urbaines au Br&eacute;sil. Certains dispositifs et certaines dynamiques mises au jour ici se retrouvent dans d'autres r&eacute;gions d'Am&eacute;rique du Sud. L'auteure nous rappelle aussi que cette &eacute;tude s'est r&eacute;alis&eacute;e dans le cadre d'une recherche-action. Recherche militante et partag&eacute;e qui, fort heureusement, est de plus en plus r&eacute;pandue gr&acirc;ce &agrave; la pression des communaut&eacute;s indig&egrave;nes elles-m&ecirc;mes. </font></p>     <p><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">L'ensemble de l'ouvrage est aliment&eacute; de nombreuses et longues citations, qui sont surtout int&eacute;ressantes lorsque ce sont les musiciens, les acteurs des rencontres culturelles qui parlent (les citations d'ethnologues auraient m&eacute;rit&eacute;es d'&ecirc;tre plus synth&eacute;tis&eacute;es). Pour terminer, on doit f&eacute;liciter l'&eacute;diteur pour la publication de cet ouvrage. En effet, au Br&eacute;sil trop peu de livres sur ces musiques sont encore publi&eacute;s, alors que l'ethnomusicologie y est actuellement en pleine expansion: multiplication des cursus universitaires ainsi que des mast&egrave;res et des doctorats.</font></p>     ]]></body>
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