Du colonialisme à la colonialité: expropriation territoriale dans la périphérie du capitalisme

L'article se base sur les formules des auteurs latino-américains regroupés autour du paradigme modernité-colonialité pour suggérer que les processus d'expansion territoriale ont été et sont toujours nodaux dans la logique capitaliste. Si, dans le colonialisme historique, le pillage des ressources naturelles était justifié par la force et la suprématie politique et militaire de l'État colonisateur, actuellement d'autres mécanismes de pouvoir sont en place pour garantir la continuité de l'expropriation. Pour élucider ce processus, une nouvelle formule est apparue, celle de la colonialité dans l'appropriation de la nature, étimée comme résultat de la construction au sein de la modernité de moyens économiques et instrumentaux de penser et d'exploiter l'environnement. Pour finir, on reprend les discussions sur la pertinence de la théorie de la dépendance et, en se basant sur des données empiriques, on signale le surgissement de nouvelles relations centre-périphérie qui seraient en train de s'établir sur des mouvements fréquents de capitaux et sur la manière qu'ont les grandes corporations transnationales d'imposer de nouvelles formes d'organisation de l'exploitation du travail et de la nature.

colonialité; Colonialisme; Centre-périphérie; Expropriation Territoriale; Théorie de La dépendance


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